Le document presente les Savoirs des paysans et lutte contre la désertification.
Les progrès scientifiques, les innovations techniques et l'application des technologies numériques peuvent contribuer à une transformation structurelle à grande échelle des systèmes alimentaires. Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments et du contrôle des processus, comme dans d'autres domaines, le rythme du progrès technique est si rapide qu'il est difficile de savoir comment exploiter au maximum les outils qui en découlent et les réglementer.
Face aux limites du système agro-industriel productiviste, des résistances et des alternatives positives proposent de nouvelles façons de penser et de pratiquer l’agriculture.
« Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples. Nous partageons aujourd'hui cette animation afin d’en faire un outil supplémentaire pour vous former et former les autres sur cette problématique.
En matière de semences, on oppose souvent un modèle orienté vers le business à un modèle orienté vers l’agriculture paysanne. Ces deux modèles ont des implications socio-économiques différentes, aussi bien en termes d’emplois, que d’autonomie des agriculteurs ou de biodiversité. Les agricultures paysannes des pays du Sud ont-elles le poids et l’influence politique nécessaires pour faire prévaloir leurs modèles semenciers ? C’est la question que nous explorons dans ce dossier.
ors de son discours d'ouverture de la Nuit de l'agroécologie, le 23 juin 2016, le ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimenatire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, citait Edgard Pisani, son prédécesseur à ce poste il y a cinquante ans : « quand une politique a réussi c'est qu'elle a changé le Monde et puisque le Monde a changé alors il faut changer de politique ».
Les semences, c’est la vie. Le point de départ d’un produit agricole et des aliments qui se trouvent dans nos assiettes. C’est dire leur importance. Mais, le sujet est complexe et fait aussi débat. Parce que les semences se trouvent au coeur d’un imbroglio d’acteurs, d’intérêts et de modes de production différents. C’est un vrai marché (p.4) avec tous les enjeux que cela comporte (p.7-8).
Les partisans de la souveraineté alimentaire veulent développer les agricultures locales, tandis que les avocats de la libéralisation vantent les bienfaits d’un approvisionnement à moindre coût sur les marchés. Les premiers pensent que les Etats doivent définir leur politique agricole pour répondre aux besoins de leurs populations, les seconds préfèrent le concept de « sécurité alimentaire », affirmant qu’il reconnaît aussi à chaque citoyen le droit de se nourrir à sa faim. Le combat pour la souveraineté a du mal à s’imposer dans l’arène politique.
SOUTIEN À L’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU MALI On s’attend à ce que les changements climatiques provoquent de plus en plus d’événements extrêmes (sécheresses et inondations) au Mali, rendant la production de cultures et l’élevage plus difficiles pour les agriculteurs et réduisant ainsi la sécurité alimentaire et les revenus des plus pauvres du pays.
La prise de conscience de l'importance des répercussions environnementales des activités agricoles ont généré une rupture du "statut d'exception" dont jouissaient les activités agricoles. De fait, les exploitants agricoles sont de plus en plus sollicités pour adopter des innovations environnementales, susceptibles d'atténuer les répercussions négatives et plus récemment de renforcer les fonctions positives (cf. les débats récents sur la multifonctionnalité).